jeudi 28 février 2008

Paradis d’Asie : La fraîcheur asiatique

Le choix est plutôt vaste à Sherbrooke et dans les environs quand vient le temps de sortir au restaurant. Depuis maintenant un an (déjà!), en passant par des cafés ou bistros de quartier, par des tables plus populaires et d’autres à la renommée déjà acquise, nous avons parlé de plusieurs types d’établissements. Entre autres, la cuisine italienne, vietnamienne et indienne.

Cette semaine, suite à notre visite au Paradis d’Asie, nous vous ramenons des nouvelles du Vietnam, du Cambodge et de la Thaïlande. En effet, ce menu, à la carte ou selon les spéciaux du midi et du soir, comporte les spécialités de ces trois pays avoisinants.

Le restaurant, en affaires depuis plus de 17 ans, est aussi reconnu pour son petit pont de bois que nous devons traverser pour accéder à la salle à manger. Cette dernière est aménagée dans un décor avec quelques plantes et des tableaux asiatiques. Mais le but de notre visite à ce restaurant est pour goûter à l’Asie, et non pas pour la voir.

Bien que ce soit un restaurant asiatique, le Paradis d’Asie n’offre pas de buffet. Les chefs préfèrent offrir une nourriture fraîche, qui vient tout juste d’être préparée et qui est à la fois saine et raffinée.

Pour ne pas déroger aux traditions de ces pays, les épices prennent une place importante dans la cuisine. Mais comme nous le mentionnait Mme Prak, ils ont ajusté les quantités pour ne pas déplaire aux Occidentaux, qui ne sont vraiment pas habitués à ce goût aussi épicé.

Parlant de coutumes, il y a bien sûr celle de manger avec des baguettes. La sensation de tenir les baguettes entre ses doigts et d’aller piger dans l’assiette est différente de celle avec une fourchette. Il faut aller saisir la nourriture avec l’extension de nos doigts.

Le menu de l’établissement, qui ne fait que trois pages, offre tout de même des choix variés. La meilleure offre est bien sûr l’un des spéciaux du soir, qui sont en fait des tables d’hôte. Il y a donc la soupe, les rouleaux du roi, l’assiette principale et le dessert.

Notre choix s’est arrêté cette fois sur la soupe Bangkok, les rouleaux, les délices de l’empereur et de la Thaïlande puis sur les beignets aux pommes et aux bananes. La soupe est une bonne entrée en matière et nous plonge directement dans les airs frais de l’Asie. Bouillon de cari, lait de coco, vermicelles, poulet et citron se mélangent très bien.

Les rouleaux du roi, au porc et aux oignons, nous arrivent tout chaud, accompagnés de la fameuse sauce impériale. Vous pouvez en plus vous permettre d’en apporter à la maison. Il ne vous reste qu’à les réchauffer au four et à les déguster.

Ensuite, les assiettes principales sont rapidement servies. Le délice de la Thaïlande est fait de crevettes, pétoncles et poulet avec vermicelles et lait de coco. Celui de l’empereur est pétillant dans son assiette toute chaude et contient à nouveau du poulet et des crevettes. Bien sûr, ces deux plats sont complétés par des morceaux de légumes frais et toujours croustillants. Suivent enfin un beignet aux pommes et un autre aux bananes.

Suite au repas, nous pouvons conclure que le Paradis d’Asie n’est pas un restaurant de fine cuisine asiatique. Par contre, la fraîcheur des ingrédients et la très bonne cuisson des fruits de mer donnent un avantage certain à l’établissement. En plus, la longévité de l’endroit indique comment les fidèles aiment s’y rendre.

Nicolas Duplessis
nicolas.duplessis@restoenligne.com

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dimanche 10 février 2008

L’Ardoise : Santé, environnement et goût

Les fritures, les huiles, les gras trans… Tous des éléments que nous retrouvons encore dans les assiettes servies dans différents restaurants. La sensibilisation est commencée depuis quelques années mais la tendance tarde à s’implanter. Heureusement que certains établissements prennent à cœur notre santé et même notre environnement tout en nous faisant saliver.

C’est l’expérience que nous avons vécue lors de notre visite à L’Ardoise, de la rue Galt ouest. La chef, Guylaine Cambron, nous accueille les midis de la semaine (ou encore les soirs, mais sur réservation uniquement) avec des plats préparés avec attention.

Mme Cambron est une adepte de Laure Waridel, qui a publié un livre sur le pouvoir des choix de la consommation, et son restaurant en est l’image parfaite. La sélection des produits est faite en mettant une attention toute particulière à sa qualité. Du même coup, la pièce de viande, le champignon ou la carotte doivent être bons pour la santé, mais aussi pour l’environnement.

Elle cultive d’ailleurs des pousses, par exemple de luzernes, de radis pourpres, de brocolis ou de tournesol. Nous en retrouvons évidemment dans toutes les assiettes, parfois discrètement, mais elles nous apportent toujours de la fraîcheur.

Et ce n’est pas parce que nous parlons de cuisine santé que nous retrouvons uniquement de la salade sur le menu ou que nous aurons encore faim, même après l’assiette principale! C’est le temps d’aller faire un tour à L’Ardoise pour chasser cette idée préconçue de ce type de cuisine.

Nous retrouvons tout aussi bien du poisson que de la viande et, bien sûr, un côté végétarien à ce menu. Ainsi, la truite, le saumon, l’agneau, le bison, les saucisses maison et le canard sont apprêtés d’une façon différente pour marquer leur goût unique. En plus, ils proviennent tous de producteurs locaux, Magog, North Hatley, Ayers Cliff, etc.

Pour les groupes, nombreux ou pas, la soirée s’annoncera intéressante. Un menu champêtre peut être spécialement conçu pour vous et vous pourriez même prendre le repas du côté de North Hatley. En collaboration avec les Randonnées Jacques Robidas, vous pourriez d’ailleurs passer une excellente St-Valentin, jeudi prochain. Renseignez-vous à L’Ardoise.

Lors de notre visite, le velouté de légumes et lait de coco aromatisé à l’anis nous a d’abord été servi. Par la suite, nous avons goûté à la truite sauvage crue, sur salade et vinaigrette d’avocats, thym, lime et noisette. Nous avons même eu un extra, alors que nous avons eu la chance de déguster les saucisses au sanglier et abricots. Un autre produit régional à adopter.

Le plat principal comprenait cette fois de l’agneau et du porc. Ces deux pièces de viande étaient si tendres qu’elles ont disparu en un rien de temps. Pas besoin de sauce pour rehausser le goût. Des pleurotes, carottes et patates sucrées étaient offerts en accompagnement.

L’Ardoise présente une idée unique. Nous retrouvons cette idée dans l’assiette, mais aussi dans le décor et l’ambiance.

La santé, l’environnement et le goût sont au cœur des priorités de Guylaine Cambron. Quelqu’un y a enfin pensé! Ce n’est pas un concept emprunté à une autre chaîne commerciale, mais bien une idée de Mme Cambron, effrayée en quelque sorte par la malbouffe. Elle sera sûrement copiée, mais bien sûr jamais égalée.

Nicolas Duplessis
nicolas.duplessis@restoenligne.com

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