lundi 24 mars 2008

Brochetterie la Maison Grecque: Une cuisine soleil en cette fin d'hiver qui s'éternise...

Le restaurant La Maison Grecque est situé au 514 rue Galt Ouest, en face du Parc Dufresne. Vous ne pouvez pas le manquer, ses murs extérieurs sont peints en bleu, de ce bleu de la mer Méditerranée qui baigne le pays dont le sympathique resto célèbre la cuisine.

Les propriétaires, M. Ianko Tenev et Mme Donka Raeva, d’origine bulgare, y sont aux cuisines depuis maintenant 16 ans. Le restaurant est bien connu d’une clientèle d’habitués et son succès ne se dément pas. Avis aux intéressés: pour plus de prudence, vaut mieux réserver si vous prévoyez vous y rendre du jeudi au dimanche.

Un menu très complet vous est offert et les spécialités de la maison sont les brochettes et les fruits de mer. Tout est cuisiné sur place à partir d’aliments frais. Une originalité de l’établissement, les chips à la grecque, qui sont une version amincie des traditionnelles patates à la grec. Elles sont servies en accompagnement avec la plupart des plats et elles sont excellentes, croyez en ma parole. Je vous les recommande, arrosées d’un peu de jus de citron.

En entrée, le choix est varié : tarama, tzatziki, feta, ellies (olives noires), dolmades (feuilles de vigne farcies), calamari, spanakopita (feuilleté aux épinards), etc.. Nous avons opté pour l’assiette d’entrées qui les regroupe tous, la pikilia et nous avons beaucoup aimé.

Pour le mets principal, nous avons choisi l’assiette méditerranéenne avec brochettes combinées au bœuf et crevettes, avec salade, riz et ¨chips¨ à la grecque en accompagnement. Le plat était très bon et bien rehaussé de la saveur typique des épices grecques. La cuisson demandée pour la brochette de bœuf (médium saignant) a été très bien exécuté par la cuisine. Comme il est de tradition dans les restaurants grecs, les portions étaient généreuses et ceux qui ont bon appétit ne serons pas déçus. Nous avons terminé notre repas avec un baklava (gâteau grec aux amandes) en dessert et nous n’avons pas regretté, il était excellent.

Le restaurant est ouvert sept (7) jours semaine, de 11h00 à 14h00 et de 16h00 à la fermeture du lundi au samedi et de 16h00 à 21h00 le dimanche. Aménagé sur deux planchers, l’étage supérieure est ouverte le soir et nous vous la recommandons pour les soupers en tête à tête, l’ambiance y est plus intime. Pour les groupes, des salons privés sont disponibles.

Pour les consommations, on peut apporter sa bière et son vin et il est également possible de commander (sur place ou par téléphone) des mets pour emporter.

Bref un sympathique resto de quartier à découvrir quand l’envie de la cuisine grecque vous tenaille… et que vous désirez manger au son agréable de la toujours envoûtante musique hellénique.

Philippe Delisle
philippe.delisle@restoenligne.com

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jeudi 6 mars 2008

Au P’Tit Sabot : Savoir s’adapter

Le marché de la restauration dans la région sherbrookoise est plutôt volatil. Il n’est pas si habituel de trouver des établissements en service depuis 10, 20 ans ou encore plus. Mais il y a une petite maisonnée bleue au coin des rues King Ouest et de Vimy qui tient bon. Le P’Tit Sabot à ouvert ses portes en 1970 et offre toujours d’excellents repas.

Maintenant la propriété de Anne-Marie Eloy depuis 22 ans, ce restaurant est reconnu pour sa viande sauvage, tel que le bison et le cerf. Mais attention, comme vous le verrez, ce n’est pas que du gibier ici. Lorsqu’elle est devenue la propriétaire de l’établissement, Mme Eloy a d’abord adapté son menu aux goûts des Québécois.

À cette époque, la cuisine française présentait certaines particularités qui auraient déplu aux visiteurs. Comme les fromages, les abats ou encore des saucisses d’intestin typiquement françaises! Mais comme nous voyageons enfin de plus en plus, notre goût s’est développé.

C’est ainsi que la clientèle, qui était surtout des gens d’affaires au départ, s’est diversifiée. Plus de jeunes, ou encore des gens prêts à goûter la différence, prennent place dans la maison centenaire pour déguster l’une des spécialités.

Parlons justement de ce que le P’Tit Sabot offre au menu. Il y a d’abord la carte des vins et celle des bières. Sur cette dernière, il y a des bières importées et celles des microbrasseries québécoises. Mais puisque les Français sont plus reconnus pour leur vin, il n’y a aucune bière de l’Hexagone sur cette carte! Quelques unes proviennent de la Belgique.

Pour les entrées, il y avait une nouveauté lors de notre visite. La mousse au canard accompagnait en effet la terrine de gibier, le fondant de chèvre sur verdure et la soupe de poisson Marseille. Nous y avons bien sûr goûté, avec le pain baguette et un confit d’oignons. Un feuilleté d’escargots au fromage bleu est aussi à essayer.

Il y a six plats dans la table d’hôte et autant à la carte. Les plus populaires sont le gigotin d’agneau à la fleur d’ail et le rôti de bison à l’échalote grise et au porto. Il y aussi le pavé de saumon en croûte d’épices, un croustillant de colin et du poulet de grain.

Nous avons arrêté notre choix sur deux assiettes de la table d’hôte. Le suprême de pintade est servi avec une sauce aux champignons sauvage. La cuisson est juteuse et la viande est littéralement fondante sous la dent. La sauce est onctueuse et n’a rien à envier aux autres sauces françaises alors que les morceaux de champignons sont très goûteux.

De l’autre côté, la cuisson du lapin est tout à fait réussie et la sauce à la moutarde à l’ancienne lui va très bien. Ces deux assiettes sont servies avec des légumes à la vapeur, soit des fèves vertes, des carottes et des zucchinis en juliennes. Il y a aussi les petites patates, rondes et rôties, qui complètent le tout.

Puis, le moment tant attendu, le moment du dessert. Les habitués du P’Tit Sabot peuvent le confirmer, la crème brûlée est l’une des meilleures de la région. Certains sont même convaincus que c’est la meilleure, point.

Depuis toutes ces années devant ses fourneaux, Mme Eloy sait donc à qui elle a affaire. Mais aussi, bien sûr, ce qu’elle doit faire pour que les clients reviennent. Elle s’est adaptée dès le premier jour et continue de le faire pour s’assurer la fidélité de sa très chère clientèle.

Nicolas Duplessis
nicolas.duplessis@restoenligne.com

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jeudi 28 février 2008

Paradis d’Asie : La fraîcheur asiatique

Le choix est plutôt vaste à Sherbrooke et dans les environs quand vient le temps de sortir au restaurant. Depuis maintenant un an (déjà!), en passant par des cafés ou bistros de quartier, par des tables plus populaires et d’autres à la renommée déjà acquise, nous avons parlé de plusieurs types d’établissements. Entre autres, la cuisine italienne, vietnamienne et indienne.

Cette semaine, suite à notre visite au Paradis d’Asie, nous vous ramenons des nouvelles du Vietnam, du Cambodge et de la Thaïlande. En effet, ce menu, à la carte ou selon les spéciaux du midi et du soir, comporte les spécialités de ces trois pays avoisinants.

Le restaurant, en affaires depuis plus de 17 ans, est aussi reconnu pour son petit pont de bois que nous devons traverser pour accéder à la salle à manger. Cette dernière est aménagée dans un décor avec quelques plantes et des tableaux asiatiques. Mais le but de notre visite à ce restaurant est pour goûter à l’Asie, et non pas pour la voir.

Bien que ce soit un restaurant asiatique, le Paradis d’Asie n’offre pas de buffet. Les chefs préfèrent offrir une nourriture fraîche, qui vient tout juste d’être préparée et qui est à la fois saine et raffinée.

Pour ne pas déroger aux traditions de ces pays, les épices prennent une place importante dans la cuisine. Mais comme nous le mentionnait Mme Prak, ils ont ajusté les quantités pour ne pas déplaire aux Occidentaux, qui ne sont vraiment pas habitués à ce goût aussi épicé.

Parlant de coutumes, il y a bien sûr celle de manger avec des baguettes. La sensation de tenir les baguettes entre ses doigts et d’aller piger dans l’assiette est différente de celle avec une fourchette. Il faut aller saisir la nourriture avec l’extension de nos doigts.

Le menu de l’établissement, qui ne fait que trois pages, offre tout de même des choix variés. La meilleure offre est bien sûr l’un des spéciaux du soir, qui sont en fait des tables d’hôte. Il y a donc la soupe, les rouleaux du roi, l’assiette principale et le dessert.

Notre choix s’est arrêté cette fois sur la soupe Bangkok, les rouleaux, les délices de l’empereur et de la Thaïlande puis sur les beignets aux pommes et aux bananes. La soupe est une bonne entrée en matière et nous plonge directement dans les airs frais de l’Asie. Bouillon de cari, lait de coco, vermicelles, poulet et citron se mélangent très bien.

Les rouleaux du roi, au porc et aux oignons, nous arrivent tout chaud, accompagnés de la fameuse sauce impériale. Vous pouvez en plus vous permettre d’en apporter à la maison. Il ne vous reste qu’à les réchauffer au four et à les déguster.

Ensuite, les assiettes principales sont rapidement servies. Le délice de la Thaïlande est fait de crevettes, pétoncles et poulet avec vermicelles et lait de coco. Celui de l’empereur est pétillant dans son assiette toute chaude et contient à nouveau du poulet et des crevettes. Bien sûr, ces deux plats sont complétés par des morceaux de légumes frais et toujours croustillants. Suivent enfin un beignet aux pommes et un autre aux bananes.

Suite au repas, nous pouvons conclure que le Paradis d’Asie n’est pas un restaurant de fine cuisine asiatique. Par contre, la fraîcheur des ingrédients et la très bonne cuisson des fruits de mer donnent un avantage certain à l’établissement. En plus, la longévité de l’endroit indique comment les fidèles aiment s’y rendre.

Nicolas Duplessis
nicolas.duplessis@restoenligne.com

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dimanche 10 février 2008

L’Ardoise : Santé, environnement et goût

Les fritures, les huiles, les gras trans… Tous des éléments que nous retrouvons encore dans les assiettes servies dans différents restaurants. La sensibilisation est commencée depuis quelques années mais la tendance tarde à s’implanter. Heureusement que certains établissements prennent à cœur notre santé et même notre environnement tout en nous faisant saliver.

C’est l’expérience que nous avons vécue lors de notre visite à L’Ardoise, de la rue Galt ouest. La chef, Guylaine Cambron, nous accueille les midis de la semaine (ou encore les soirs, mais sur réservation uniquement) avec des plats préparés avec attention.

Mme Cambron est une adepte de Laure Waridel, qui a publié un livre sur le pouvoir des choix de la consommation, et son restaurant en est l’image parfaite. La sélection des produits est faite en mettant une attention toute particulière à sa qualité. Du même coup, la pièce de viande, le champignon ou la carotte doivent être bons pour la santé, mais aussi pour l’environnement.

Elle cultive d’ailleurs des pousses, par exemple de luzernes, de radis pourpres, de brocolis ou de tournesol. Nous en retrouvons évidemment dans toutes les assiettes, parfois discrètement, mais elles nous apportent toujours de la fraîcheur.

Et ce n’est pas parce que nous parlons de cuisine santé que nous retrouvons uniquement de la salade sur le menu ou que nous aurons encore faim, même après l’assiette principale! C’est le temps d’aller faire un tour à L’Ardoise pour chasser cette idée préconçue de ce type de cuisine.

Nous retrouvons tout aussi bien du poisson que de la viande et, bien sûr, un côté végétarien à ce menu. Ainsi, la truite, le saumon, l’agneau, le bison, les saucisses maison et le canard sont apprêtés d’une façon différente pour marquer leur goût unique. En plus, ils proviennent tous de producteurs locaux, Magog, North Hatley, Ayers Cliff, etc.

Pour les groupes, nombreux ou pas, la soirée s’annoncera intéressante. Un menu champêtre peut être spécialement conçu pour vous et vous pourriez même prendre le repas du côté de North Hatley. En collaboration avec les Randonnées Jacques Robidas, vous pourriez d’ailleurs passer une excellente St-Valentin, jeudi prochain. Renseignez-vous à L’Ardoise.

Lors de notre visite, le velouté de légumes et lait de coco aromatisé à l’anis nous a d’abord été servi. Par la suite, nous avons goûté à la truite sauvage crue, sur salade et vinaigrette d’avocats, thym, lime et noisette. Nous avons même eu un extra, alors que nous avons eu la chance de déguster les saucisses au sanglier et abricots. Un autre produit régional à adopter.

Le plat principal comprenait cette fois de l’agneau et du porc. Ces deux pièces de viande étaient si tendres qu’elles ont disparu en un rien de temps. Pas besoin de sauce pour rehausser le goût. Des pleurotes, carottes et patates sucrées étaient offerts en accompagnement.

L’Ardoise présente une idée unique. Nous retrouvons cette idée dans l’assiette, mais aussi dans le décor et l’ambiance.

La santé, l’environnement et le goût sont au cœur des priorités de Guylaine Cambron. Quelqu’un y a enfin pensé! Ce n’est pas un concept emprunté à une autre chaîne commerciale, mais bien une idée de Mme Cambron, effrayée en quelque sorte par la malbouffe. Elle sera sûrement copiée, mais bien sûr jamais égalée.

Nicolas Duplessis
nicolas.duplessis@restoenligne.com

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mercredi 23 janvier 2008

Café Pierre Jean Jase : Coup de foudre pour les burgers

Nous poursuivons dans la même veine que la dernière chronique, alors que nous visitons un autre restaurant de quartier. Encore là, rien à voir avec une cantine. Vous découvrirez au Café Pierre Jean Jase un autre endroit où l’attention est accordée aux ingrédients que nous retrouverons ensuite dans l’assiette.

Tout comme le Café Bistro Aragon, visité plus tôt en janvier, le Pierre Jean Jase ne fait pas tellement jaser de lui. Mais quelle erreur. Les irréductibles amateurs de burger et de déjeuners santé pourront vous le dire, une visite s’impose.

Situé sur la rue Montréal, en plein cœur du Vieux Sherbrooke, le Café peut en effet compter sur une clientèle fidèle qui a adopté ce petit côté restauration rapide mais, enfin, de bon goût. Les plus timides n’osent peut-être pas y faire leur tour et ils n’ont qu’eux à blâmer.

Avec la croissance tout de même intéressante du centre-ville et l’arrivée de plusieurs établissements de restauration, le Café demeure l’un de nos coups de cœur. En plus du menu et du service, l’ambiance est jeune et dynamique. La musique est timide mais elle sait se faire remarquer quand l’occasion se présente. Également, des toiles ou différentes photographies d’artistes sont accrochées et à vendre.

Le Café Pierre Jean Jase peut aussi se vanter d’avoir la plus petite terrasse en ville (malgré le froid intense des derniers jours, il ne faut pas perdre espoir. Ces terrasses renaîtront bien vite!). Seulement six ou huit personnes peuvent y prendre place.

Pendant notre visite, une dizaine de personnes soupaient en même temps que nous et ils ont tous choisi la même chose que nous. Ce n’est pas un hasard. Les burgers du Pierre Jean Jase sont vraiment les choix le plus populaire parmi les chiens chauds français, pizzas, sandwichs et autres quiches.

Au bœuf, à l’agneau, au veau ou au tofu, ils ne ressemblent en rien à ceux que nous faisons l’été pendant un BBQ. Il nous faut ajouter les champignons ou tomates séchées et surtout un fromage bleu ou un brie. Puis vos papilles sautilleront lorsque le tout sera mêlé à la marmelade qu’ils additionnent secrètement.

Ces assiettes de burgers sont accompagnées d’une portion de frites et d’une salade verte. Rappelons que tout est fait maison. C’est ce qui rend le goût des frites vraiment unique, alors qu’elles sortent de l’huile chaude. Le spécial du soir (burger au bœuf, champignons, oignons et fromage d’Iberville) inclut également un verre de Boréal.

Les déjeuners du week-end sont également très courus, même si on en sert aussi en semaine. Sur le tableau, vous découvrirez un spécial du jour qui ne se trouve pas dans le menu régulier. Ce dernier contient les omelettes, les gaufres et les crêpes habituelles, mais servis à la façon du Pierre Jean Jase.

Bref, le Café Pierre Jean Jase réussit toujours à satisfaire sa clientèle. Pour y parvenir, pas besoin de chaises ultra confortables, de lampes derniers cris ou de design sophistiqué. Seulement des burgers spécialement apprêtés à la manière du Café. Ou des déjeuners santé avec des fruits frais et un bol de chocolat chaud. Malheureusement, le restaurant est fermé les samedis et dimanches soirs.

Nicolas Duplessis
nicolas.duplessis@restoenligne.com

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